Essai routier : Mazda MX-5 GS 2016

La Mazda MX-5, connue également sous le surnom « Miata » est apparue en 1989. Elle fut initialement présentée au Salon de l’Auto de Chicago en février 1989 et devint un succès quasi instantané. Même les critiques automobiles étaient unanimes, la MX-5 était une voiture abordable, fiable, peu coûteuse à entretenir et surtout, amusante à conduire. Pour avoir eu la chance de prendre le volant de quelques « Miata » au fil des ans, je peux vous confirmer le côté amusant de ce petit roadster.

Pour 2016, la MX-5 a été entièrement redessinée. Elle en est aujourd’hui à sa quatrième génération et j’ai eu la chance de l’essayer pendant une semaine entière.

exterieur
Photo : Luc Desormeaux

Extérieur

La nouvelle MX-5 est magnifique. Il faut avouer qu’elle a toujours été jolie, cependant ses lignes étaient un peu rondelettes. Pour l’édition 2016, Mazda l’a entièrement redessinée et cette refonte lui confère une allure beaucoup plus sportive et surtout plus agressive. Elle a maintenant le physique d’une voiture de sport. Premièrement, il n’y a plus de toit rigide disponible, seul le toit souple demeure. Ce dernier est beaucoup plus léger que celui de l’ancienne génération de MX-5. Cette perte de poids importante permet de refermer le toit, manuellement, beaucoup plus facilement qu’avant. La MX-5 2016, est équipée de phares à DEL et de freins à disque aux quatre roues de série. Les jantes sont en alliage de 16 ou de 17 pouces, dépendant de la version choisie. Si vous optez pour le groupe « sport », disponible uniquement sur la version « GS » à un cout de 4 400 $, vous obtiendrez ; des freins « Brembo », des étriers de freins peints en rouge et des jantes en alliage de 17 pouces peints en noir. C’est un montant considérable, néanmoins cela donne une belle allure à la voiture. À l’arrière, on retrouve des feux comportant un mélange d’ampoules traditionnelles et de DEL. Le coffre n’est pas très grand, cependant offre un volume qui est tout de même fonctionnel.

interieur
Photo : Luc Desormeaux

Intérieur

L’intérieur a également été entièrement refait et c’est très réussi. L’ancienne version offrait uniquement des caractéristiques très basiques. Pas de navigation, pas d’écran tactile, ni de Bluetooth. Nous avions droit à une radio AM/FM et un lecteur CD. Même si la technologie est superflue, dans un véhicule où l’agrément de conduite est la principale qualité, elle peut être la bienvenue de temps à autre. La nouvelle MX-5 est pourvu du même système de divertissement qu’on retrouve dans la Mazda 3 et le CX-3. Il n’est pas parfait, toutefois fonctionne très bien. Il permet d’avoir accès à un système de navigation, à la radio AM/FM et satellite, à l’écoute de musique ou autre contenu audio par la connectivité Bluetooth, ainsi qu’à faire des appels. Le contenu est affiché sur un petit écran, tactile à l’arrêt, et contrôlé grâce à une petite mollette située entre les deux sièges. Il y a cependant deux petits points négatifs ; la MX-5 2016, comme les versions précédentes, n’offre pas de volant télescopique et il y a aussi une bosse dans le plancher du côté passager. Il s’agit d’une nécessitée, due au positionnement de certaines pièces mécaniques, mais cela peut quand même être légèrement désagréable pour vos passagers. Ils ne pourront pas s’assoir entièrement droit et devront placer leurs jambes légèrement vers la droite. Pour le reste la MX-5 est très confortable. Les sièges offrent un excellent support, peu importe la version choisie. Comme mentionné précédemment, un ensemble « sport » est disponible sur la version « GS ». Ce dernier ajoute des sièges sport de marques « Recaro », recouverts de cuir. Si vous optez pour la version la plus haute de gamme, la GT, elle vient équipée de sièges de cuir de série. Il n’y a pas beaucoup d’espace de rangement et c’est compréhensible. Vous avez tout de même le coffre à gant, des vides poches dans les portières et un petit espace de rangement situé entre les dossiers des deux sièges.

moteur
Photo : Luc Desormeaux

Motorisation

Il y a un seul moteur offert dans la nouvelle MX-5. C’est un 4 cylindres de 2,0 litres, de technologie SkyActiv, produisant 155 chevaux et 148 lb-pi de couple. La puissance est envoyée aux roues arrière par le biais d’une transmission manuelle à 6 rapports, offerte de série. Une transmission automatique à 6 rapports est disponible en option.

derriere
Photo : Luc Desormeaux

Comportement routier

La grande force de la MX-5 est son agrément de conduite. Ses accélérations ne sont pas fulgurantes, pourtant suffisantes et très satisfaisantes. Les changements de vitesse se font facilement et la boite manuelle est précise. Même chose pour la direction. Cette dernière est précise et répond rapidement. La suspension est juste assez sèche pour ne pas être désagréable et nous fait bien ressentir les imperfections de la route. La MX-5 colle littéralement à la chaussée et sa distribution du poids parfaite, 50 % à l’avant et 50 % à l’arrière, lui donne une stabilité incroyable. Au final, on tombe rapidement en amour avec ce petit roadster.

cadran
Photo : Luc Desormeaux

Consommation d’essence

Selon les données de Mazda, la MX-5 à transmission manuelle consomme 8,8 litres/100km en ville et 6,9 litres/100km sur route. Pour celle équipée de la transmission automatique, la consommation passe à 8,9 litres/100km en ville et 6,5 litres/100km sur route. Pendant ma semaine d’essai, au volant d’une MX-5 à transmission manuelle, ma consommation combinée fût de 6,8 litres/100km. Je dois cependant avouer que je n’ai pas vraiment fait attention. Avec un peu d’effort de ma part, la consommation aurait pu être légèrement plus basse.

Verdict

La MX-5 est une voiture plutôt exceptionnelle. Elle n’a pas gagné le titre de « voiture mondiale » et « design mondial » de l’année 2016 pour rien. Elle est magnifique en plus d’être très agréable à conduire. Si votre budget et votre style de vie vous permettent ce petit bijou, je vous le conseille fortement.

Par contre, si votre budget est un peu plus limité, n’importe quelle génération de « Miata » fera l’affaire. Elle sera assurément moins équipée, mais son agrément de conduite reste indéniable.

 

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