Entrevue LHJMQ: Louis Robitaille, entraineur-chef

Les Tigres de Victoriaville ont un nouveau pilote, Louis Robitaille, entraineur-chef.

Avez-vous suivi la saga des Tigres de Victoriaville cet été ? Chose certaine, la formation des Bois-Francs aura fourni aux chroniqueurs de hockey de quoi se mettre sous le crayon. Congédiement de Bruce Richardson, embauche de Eric Veilleux, départ de Éric Veilleux, bye bye le président, démission du Gouverneur… De l’action, il y en a eu au Colisée Desjardins. Au terme de tout ce brasse-camarade, un gars qui roule sa bosse depuis quelques années dans le hockey junior a été nommé entraineur-chef des Tigres. Louis Robitaille, le sympathique gaillard.

J’ai eu l’occasion d’avoir une entrevue téléphonique avec lui. Belle discussion avec celui qui apprivoise encore son nouvel environnement.

Source : LHJMQ
Source : LHJMQ

Max : Parle-moi des Tigres ? C’est comment ?

Louis : L’arrivée se passe bien. Je suis vraiment heureux d’être ici. Tu sais, tout le monde repart à zéro ici. Nouveau président, nouveau gouverneur, nouveau DG, nouveau coach, nouveau thérapeute sportif. Pas mal de nouveau à Victo. Tout le monde doit s’adapter. Mais ce que je remarque ici, c’est que les gens sont fiers, et les gens aiment les Tigres. C’est beau à voir.

Max : Comment s’est passée la première rencontre avec les joueurs ?

Louis : Bien. J’ai commencé par appeler tout le monde un par un pour me présenter et pour leur souhaiter la bienvenue dans l’équipe. Éric Veilleux avait déjà fait de même, je devais recommencer. C’était important. La première rencontre physique avec les joueurs était dans un contexte pas évident. C’était aux funérailles de Daniel Fréchette, le regretté DG. Les joueurs y étaient, mais ce moment-là a vraiment été pour rendre hommage à monsieur Fréchette. C’était déjà assez difficile pour les joueurs comme ça.

Max : Le camp est commencé depuis quelques jours. Quel genre de club sera les Tigres de Victoriaville ?

Louis : Je vais être honnête. C’est dur à dire. Je sais une chose. Nous serons explosifs en attaque. Avec Comtois, Laberge et notre nouveau venu Kosorenkov, on ne pourra pas faire autrement. Je peux te dire ce que je veux cependant. Je veux un club qui sera bon dans sa zone. Je veux un club structuré en défensive. Je veux un club difficile et pas évident à affronter.

Max : Je me trompe ou comme aide-coach, tu étais le « Player’s Coach ». Le confident ? Celui proche des joueurs ? Est-ce que tu pourras faire ça comme entraineur-chef ?

Louis : Je les comprends. J’ai été dans leurs patins, à leur place. Je comprends ce qu’ils vivent. C’est pourquoi les joueurs se confiaient à moi. C’est le rôle d’un aide-entraineur. Tu dois être les oreilles des joueurs, mais aussi la voix du coach. Je ne deviendrai pas froid. Je serai toujours ouvert. Je vais m’intéresser à mes joueurs, à qui ils sont, à ce qu’ils vivent. Mais je serai ferme. Il n’y aura pas de zone grise.

Max : Tu as travaillé avec d’excellents coachs. Mario Duhamel, Mario Durocher et Martin Raymond. Qu’est-ce que tu retiens de ton temps passé avec eux, qu’amènes-tu à Victoriaville dans ta valise de coach ?

Louis : Martin Raymond a été un mentor pour moi. Il est un communicateur hors pair. Probablement un des meilleurs que j’ai vu pour enseigner aux jeunes. Il m’a surtout appris à demeurer calme dans les situations ou les émotions peuvent décupler. Mario Duhamel lui m’a montré l’importance de connaitre tes joueurs, de savoir qui ils sont. J’ai vraiment vécu de beaux moments avec lui. Pour ce qui est de Mario Durocher, c’est un vieux routier. Il « coachait » quand je jouais. Il connait la ligue dans les moindres recoins. De Mario, j’ai appris comment « dealer » avec des joueurs de premiers plans. De futures vedettes du hockey professionnel, ce n’est pas la même chose qu’un joueur de 3e trio au niveau des attentes, des visées ou encore du comportement. Il y a une façon spéciale de composer avec ces joueurs-là. J’ai été privilégié dans mon parcours de croiser des individus avec autant de vécu.

Max : Parlons en des joueurs de premier plan. Depuis ses premiers coups de patin à Victo, tout le monde parle de Maxime Comtois. Qu’as-tu vu de lui jusqu’à présent ?

Louis : Un pro… Un vrai pro. Il veut apprendre. Il prend soin de lui. Il est toujours le premier arrivé à l’aréna et le dernier à sortir de la patinoire à la fin des pratiques. Il pose des questions. Il est curieux. Il est travaillant. Maintenant, ce sera à moi et à mon personnel d’entraineurs de bien gérer son temps de repos et son utilisation, pour lui permettre de progresser au maximum. Si on ne l’arrête pas, il dormirait sur la patinoire… Nous allons l’encadrer pour faire de lui un grand joueur de hockey.

Max : Les gens à Victo ont hâte que la saison commence. Ils auront des attentes. Toi, en as-tu ?

Louis : Les gens ici ont soif de victoire. Ce sont de vrais fans de hockey. Ils aiment les Tigres. Nous devons absolument respecter le passé de cette formation, mais c’est très important de regarder vers l’avant. Je n’ai pas d’attentes. J’ai des objectifs. Mais je veux que les gens de Victoriaville soient fiers de leur club. Je peux assurer une chose aux partisans, nous travaillons fort en tabarouette pour mettre le meilleur club possible sur la patinoire. J’arrive à l’aréna avec mes adjoints vers 8 h et je ne pars jamais vraiment avant 22 h. J’aime le hockey, je suis fébrile et j’ai hâte que ça commence !

Max : Bonne saison Louis !

Bonne saison à tous les partisans de hockey junior !

Article précédent Le métier d’animatrice de foule Suivant LHJMQ – Mon gala de fin d’année
LHJMQ 76 dans la série